• | Crée le 20.02.2020 à 08h21 | Mis à jour le 20.02.2020 à 08h53
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    Photo Archives LNC - Théo Rouby

    Le groupe français Eramet, maison mère de la SLN, a enregistré une perte de 184 millions d’euros, soit près de 22 milliards de francs, au terme de l’exercice 2019, en raison d’une « conjoncture mondiale dégradée et volatile » marquée notamment par une baisse du prix du minerai de manganèse.

    « Nous avons atteint des records de production dans toutes nos mines et la forte hausse de l’export de minerai de nickel en Nouvelle-Calédonie illustre la pertinence du nouveau modèle économique de la SLN » a déclaré la Pdg d’Eramet, Christel Bories. « 2020 marquera une étape importante de notre transformation avec le démarrage de notre usine de Weda Bay en Indonésie, l’expansion de la production de la mine de Moanda au Gabon, la poursuite de la mise en œuvre du plan de sauvetage de la SLN et le retour à un niveau normal d’activité chez Aubert & Duval ».

    Dans un environnement de prix favorable, la SLN enregistre les premiers effets du plan de sauvetage, malgré une performance opérationnelle fortement pénalisée par le recul de la production de ferronickel lié aux perturbations et aux grèves sur les mines, a commenté le groupe dans son analyse annuelle. En effet, « compte tenu du blocage prolongé des centres miniers de la côte Est, l’alimentation des fours de l’usine de Doniambo est restée perturbée sur l’ensemble de l’année », et la production de ferronickel est en retrait de 13 % à 47 000 tonnes en 2019.

    Selon le groupe Eramet, malgré la mise en place des nouvelles organisations sur mine et à l’usine, la forte baisse des volumes de ferronickel a pesé sur le cash cost de la SLN qui s’établit à 5, 91 dollars US la livre de nickel en 2019. « L’objectif de réduction intrinsèque du cash cost de 1, 30 dollars US la livre en année pleine en 2021 reste dépendant d’une exécution sans perturbations, en particulier sur le plan social et sociétal ».

     

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