• © 2019 AFP | Crée le 05.10.2019 à 07h00 | Mis à jour le 05.10.2019 à 07h05
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    Harry et Meghan à Fraser Island dans le Queensland en Australie le 22 octobre 2018 DARREN ENGLAND-POOL/AFP/Archives

    Il avait prévenu qu'il ne laisserait plus son épouse Meghan se faire harceler comme sa mère Diana: le prince Harry a lancé vendredi une offensive judiciaire d'ampleur contre les tabloïds britanniques pour de présumés piratages téléphoniques.

    Après une plainte contre le Mail on Sunday en début de semaine, le prince de 35 ans est désormais en guerre ouverte contre la presse. Parmi les nouvelles procédures, l'une vise le tabloïd le plus lu, The Sun, a confirmé vendredi son propriétaire, News Group Newspapers.

    Selon plusieurs médias, qui évoquent des piratages de boîtes vocales, une plainte a également été déposée contre le Daily Mirror.

    Mardi, le prince était monté au créneau pour défendre son épouse Meghan, 38 ans. Il avait annoncé sur le site internet du couple une action en justice contre la publication d'une lettre privée par le Mail on Sunday, "illégalement, dans l'intention de détruire (...) en omettant des paragraphes, certaines phrases et même des mots pour masquer les mensonges proférés depuis un an".

    Il faisait ainsi allusion à la publication en février par le tabloïd Mail on Sunday d'une lettre de Meghan à son père Thomas Markle, vis-à-vis duquel elle a pris ses distances, et qui ne manque pas une occasion de s'épancher auprès des médias sur sa relation brisée avec sa fille.

    "Ma plus grande peur est que l'histoire se répète", expliquait le prince Harry dans une lettre publiée sur son site. "J'ai perdu ma mère et maintenant je vois ma femme devenir la victime des mêmes forces puissantes".

    Poursuivie par des paparazzi à moto, "Lady Di" est décédée le 31 août 1997 dans un accident de voiture à Paris.

    Cette lettre du fils cadet du prince Charles, sixième dans l'ordre de succession au trône du Royaume-Uni, "est la déclaration la plus extraordinaire publiée par un membre de la famille royale", a estimé Penny Junor, auteure d'une biographie du prince Harry, citée par The Sun.

    "Je comprends tout à fait qu'Harry se sente protecteur vis-à-vis de sa femme et il y a eu sans aucun doute des histoires négatives au cours des neuf derniers mois qui ont dû être blessantes (...) et elles n'ont pas relevé du mensonge ou de la campagne impitoyable" contre le couple, a-t-elle ajouté.

    - "Duchesse capricieuse" -

    La presse tabloïd britannique avait pourtant d'abord accueilli à bras ouverts l'Américaine, vue comme un souffle d'air frais pour la famille royale. Mais elle n'a pas tardé à se retourner contre elle avec des articles au vitriol.

    Dès le début de sa relation avec l'actrice afro-américaine, le prince Harry était monté au créneau par le biais d'un communiqué au ton inhabituel envoyé par ses services en novembre 2016, dénonçant "le dénigrement en une d'un quotidien national" ainsi que "le sexisme et le racisme des réseaux sociaux".

    Meghan a d'abord essuyé une série de critiques pour son comportement, après une série de démissions au sein du personnel de la maison royale, héritant du sobriquet de "duchesse capricieuse" (Duchess Difficult).

    Et cet été, le couple a été vilipendé pour avoir à deux occasions utilisé des jets privés pour des vacances alors qu'ils défendent des causes environnementales.

    Le duc et la duchesse de Sussex avaient aussi été étrillés dans la presse en raison du coût de la rénovation de leur logement, un cottage situé sur les terres du château de Windsor - 2,4 millions de livres (2,7 millions d'euros) aux frais du contribuable britannique.

    Les tabloïds n'ont en outre guère apprécié d'être tenus à l'écart de la naissance et du baptême d'Archie, le fils d'Harry et Meghan, dont des images ont été diffusées au compte-gouttes depuis sa naissance en mai dernier.

    Dans un éditorial cette semaine, le Sun s'en est pris à l'"irritabilité" du prince "qui s'apitoie sur son sort" et a justifié les articles sur la "famille controversée de Meghan". "Critiquer n'est pas "intimider+", a défendu le tabloïd, appelant le jeune couple à s'endurcir.

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