• | Crée le 04.02.2019 à 11h10 | Mis à jour le 05.02.2019 à 13h54
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    Toussaint était une figure incontournable de Nouméa. Photo Bryan Gauvan

    Une vidéo accompagnée d'un message d'affection, postés par un ami de Toussaint Bouanaoué : « Tu vas nous manquer mon vieux. Adieu la mascotte de l'Anse-Vata, repose en paix mon frère. » Depuis ce matin, les messages de condoléances ainsi que les hommages se multiplient sur les réseaux sociaux.

     

    [MàJ 15h50]
    A l'appel d'un proche de Toussaint, un rassemblement est organisé ce lundi 4 février, à 18 heures, face au faré du Bilboquet Plage à l'Anse Vata « pour dire à Toussaint combien il va nous manquer à tous. Une figure emblématique, qui plus est d'une gentillesse sans égale, qui surveillait et sécurisait son passage piéton. »

    « Amenez vos sentiments, une fleur, votre amitié, un mot, une photo. Mathilde et lui ne seront pas seuls en cette fin de Journée », poursuit le message posté sur Facebook, qui ne souhaite « pas de colère, pas de scandale, pas de propagande pour la sécurité routière ou autre, juste de la paix, du recueillement et de l'amour… à la Toussaint. »

     

    [MàJ 15h15]
    Dans la nuit de dimanche à lundi, vers 23 heures, Toussaint a été mortellement fauché par une voiture alors qu'il traversait sur un passage piéton devant le complexe de la baie des Citrons. Une enquête a été ouverte et l’automobiliste, qui conduisait alcoolisé, a été placé en garde à vue.

    Cette disparition émeut les Nouméens et bien au-delà. Les hommages se multiplient depuis ce lundi matin et l'annonce de la mort de cette figure emblématique de la capitale : « Repose en paix Toussaint et veille sur la baie depuis là-haut », « ton sourire manquera à beaucoup de personne, que ton repos soit doux », « un super-monsieur toujours présent aux manifestations sportives : traversée de l'île aux Canards… Toujours à encourager les concurrents, à rendre service à sa manière », « que c'est triste, c'était un monument », « c'était le gardien de l'arbre de Mathilde, il est parti la rejoindre ».

    « C'était un passionné de course à pied, il avait une affection toute particulière pour le marathon du Médoc auquel il avait participé », se souvient Patricia, elle-même originaire du Médoc et sur le Caillou depuis près de vingt ans. « C'était quel'quun de très humain, ouvert aux autres et contre toute forme de racisme », poursuit l'intéressée, qui connaissait Toussaint depuis une quinzaine d'années. « Il a beaucoup voyagé, grâce à l'armée certainement, c'est sans doute pour ça qu'il avait une telle ouverture d'esprit. »

    « On passait régulièrement lui dire bonjour, échanger deux mots avec lui à côté de son arbre, à l'Anse Vata. C'était son endroit, c'était là qu'il aidait les touristes australiens à traverser la chaussée. Il y avait beaucoup de monde qui klaxonnait en passant pour lui dire bonjour. Je suis effondrée d'apprendre sa mort », ajoute Patricia, qui se souvient de leur dernière rencontre, en décembre : « Il a absolument tenu à m'offrir le chapeau australien qu'il avait sur la tête ! »

    Toussaint était originaire de Bélep. Âgé d'une soixantaine d'années, il avait servi dans l'armée pendant vingt-sept ans dans la marine nationale.

    Retrouvez le portrait de Toussaint dans votre édition de demain, mardi 5 février.

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