• | Crée le 08.12.2019 à 10h40 | Mis à jour le 08.12.2019 à 10h56
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    Le 38e congrès du FLNKS, achevé tard hier soir à Kaimolo, Dumbéa, n'a pas débouché sur un accord concernant le cadre institutionnel en cas de victoire du Oui. Le Palika, suivi de l'UPM et du RDO, croit au projet d’indépendance avec partenariat avec la France ainsi qu'avec des États de la région Pacifique Sud. Tandis que l’Union calédonienne - ou du moins, une partie - tend plutôt vers l’accès pur et simple à la pleine souveraineté. De longues discussions ont marqué la soirée de ce samedi. « Cette notion de partenariat gêne, parce qu'elle pouvait être considérée comme un néo-colonialisme » rapporte Victor Tutugoro, président de l'UPM, parti actuellement à l'animation du FLNKS. Or « le néo-colonialisme, nous l'évitons dans les négociations régulières avec l'Etat français ». Le débat a été qualifié d'intense. Les échanges vont donc se poursuivre dans les prochaines semaines. 

    La proposition de l'UC de nommer un président du FLNKS « n'a pas été véritablement abordée » souligne Daniel Goa, qui a été désigné à nouveau porte-parole du Front. 

    Les dirigeants du FLNKS ont en outre décidé de créer un « bureau politique renforcé » - composé des signataires, des présidents de province, du porte-parole, des présidents de groupe au Congrès... -. Cette nouvelle entité aura une seule mission : préparer les discussions pour les réunions bilatérales avec l'État afin de préciser la période de transition en cas d’un Oui majoritaire.

    Le 38e congrès de la coalition indépendantiste s'est tourné vers les élections municipales et le deuxième référendum fixé au 6 septembre 2020.

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