• P. Ch. avec J.-A. G.-L. | Crée le 07.12.2018 à 08h52 | Mis à jour le 07.12.2018 à 08h57
    Photo J.-A. G.-L.

    Une quarantaine de personnes se sont rassemblées ce vendredi matin devant le palais de justice de Nouméa à l'appel du Mouvement des Calédoniens en colère, emmené par Johnny Etilé.

    Cette mobilisation fait suite au décès d'une octogénaire agressée chez elle à Auteuil par trois mineurs, le 25 novembre dernier. Ils s'étaient introduits dans son jardin pour prendre des letchis, avaient-ils expliquer lors de leur garde à vue. Constatant la présence d'un coffre-fort à l'intérieur de la maison, ils avaient voulu l'ouvrir ou s'en emparer et avaient agressé l'occupante des lieux. Blessée, la victime avait été hospitalisée au Médipôle où elle était décédée.

    Comme le « Mouvement des Calédoniens en colère » l'a expliqué sur sa page Facebook, le but de cette mobilisation est de « demander à ce que les mineurs soient jugés comme des adultes ». En l'état des choses, cette requête est impossible : en vertu de l'ordonnance de 1945, le jugement d'un mineur doit être différencié d'un adulte. Leur autre demande est que « les parents qui n'ont pas suent éduquer (sic) leurs enfants soient aussi sanctionnés ».

    Johnny Etilé, leader du MCC, qui a également accompagné Sonia Backès lors de la campagne des législatives, a indiqué : « on demande que ces jeunes restent en prison et on va demander des sanctions exemplaires ». Cette tâche revient au procureur de la République, Alexis Bouroz, qui a reçu ce vendredi matin une délégation d’une dizaine de membres du mouvement ainsi que des membres de la famille de la victime.

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