• P. Ch. | Crée le 06.12.2017 à 17h40 | Mis à jour le 18.12.2017 à 15h32
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    Photo Archives LNC

    La mesure la plus emblématique prise ce matin par le gouvernement nouvellement constitué risque de faire râler les buveurs mais de combler d’aise les addictologues qui défendent depuis des années un principe : le seul moyen de faire baisser la consommation d’alcool (et/ou de tabac) est d’augmenter son prix.

    Le projet de délibération voté à l’unanimité ce mercredi matin en séance est en effet destiné à augmenter la taxe des prix des boissons alcooliques. Cette augmentation serait comprise, en moyenne, entre 20 et 25 %.

    A titre indicatif, le prix d’une canette de Number 1 passerait ainsi de 140 à 172 francs, soit une augmentation de 23 %, a précisé Nicolas Metzdorf, nouveau porte-parole du gouvernement. Le popper de vin passerait quant à lui de 375 à 666 francs. Le prix de la Despérados, une bière dont le prix est déjà relativement élevé, augmenterait de 10 %, a-t-il encore précisé.

    « Il s’agit d’une taxe comportementale, c’est-à-dire qui ne doit pas différencier la production locale des produits importés », a poursuivi Nicolas Metzdorf.

    Pour le gouvernement, l’objectif est que le Congrès vote cette réforme fiscale avant la fin de l’année, afin qu’elle rentre en application dès le 1er janvier 2018.

    Le gouvernement espère ainsi engranger quelque 4,5 milliards de recettes fiscales supplémentaires. Mais elles ne tomberont pas directement dans les caisses de la Nouvelle-Calédonie. « Le produit de ces nouvelles taxes sera affecté à l’agence sanitaire et sociale en déduction des dépenses hospitalières des provinces », a précisé le porte-parole du gouvernement.

    Cette mesure-phare découle des principes contenus dans le plan Do Kamo. Elle a été adoptée le 9 février 2017 lors d’une commission plénière au Congrès, précise le gouvernement.

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