• | Crée le 14.03.2018 à 09h29 | Mis à jour le 14.03.2018 à 12h00
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    « L'insécurité connaît actuellement en NC son paroxysme. […] Un mis en cause sur quatre est un mineur. […] Malgré l'engagement exemplaire des policiers et des gendarmes, la situation se dégrade, la grogne monte, la colère gronde. Pas une semaine sans qu'on ne déplore une école saccagée, un supermarché vandalisé, une station-service pillée. […] », a indiqué Philippe Dunoyer, ce mardi 13 mars, devant l'Assemblée nationale.

    Le député calédonien a ensuite souligné l'engagement des institutions locales, avant de réclamer une présence forte de l'État en Nouvelle-Calédonie : « Dans le contexte que je viens de décrire et en cette année référendaire, cruciale pour notre pays, il est indispensable que l'État soit totalement mobilisé sur le terrain, dans nos quartiers, dans les villages, dans les tribus pour apporter une réponse efficace face aux actes de délinquance que nous subissons ».

    Puis, s'adressant à Gérard Colomb, ministre de l'Intérieur : « Comptez-vous donner les moyens nécessaires pour que les policiers et les gendarmes soient beaucoup plus présents sur la voie publique […] et donner aux maires calédoniens les compétences en matière de tranquillité publique, dont disposent ceux de Métropole, afin qu'ils puissent, si nécessaire, édicter des mesures de couvre-feu à l'attention des mineurs. »

    Après avoir salué « les policiers et les gendarmes qui […] prennent des risques à toute heure […] », Gérard Colomb a indiqué qu'il « faut aller encore plus loin, travailler avec les représentants de la Nouvelle-Calédonie pour pouvoir rétablir l'ordre et lutter sur les causes profondes de ce phénomène ». « Nous allons mettre un plan avec eux [les partenaires locaux, NDLR] pour pouvoir résorber ce phénomène [de délinquance] », a conclut le ministre de l'Intérieur.

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