• | Crée le 13.06.2017 à 16h16 | Mis à jour le 14.06.2017 à 08h16
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    Prise accidentelle dans des filets, collisions avec des bateaux, destructions des herbiers où ils se nourrissent… Pour le dugong, espèce en danger, les menaces sont multiples. Mais au lendemain d’un atelier rassemblant nombre d’intervenants sur le sujet (Provinces, État, gendarmerie, coutumiers, pêcheurs, scientifiques, juristes, associations…), le WWF a tenu a le rappeler : « Le braconnage représente la principale pression à laquelle il est confronté ». « Si rien n’est fait pour enrayer au plus vite cette pratique illicite, les dugongs disparaîtront purement et simplement de notre lagon », écrit l’ONG dans un communiqué. 

    Le braconnage de vache de mer est difficile à évaluer et très rarement porté devant la justice (une condamnation pour possession de viande en 2013 et une pour braconnage, sur dénonciation, en 2017). Mais le WWF rappelle que la seule enquête réalisée sur le sujet, entre 2005 et 2009, mettait en évidence un pourcentage important de consommateurs occasionnels, au sud et au nord de la Grande-Terre. Une trentaine de personnes déclaraient même pêcher un ou plusieurs dugongs chaque année et près d’un tiers des individus retrouvés échoués présente des traces de tentatives de braconnages. 

    Or, on estime que cinq morts non naturelles de dugong par an suffisent à faire péricliter l’espèce. « Tolérance zéro dugong tué », voilà l’objectif fixé par les acteurs du plan d’action dugong. Un groupe de travail spécifique doit être rapidement créé sur le sujet pour explorer des pistes d’action : renforcement de la dissuasion, de la répression et surtout de la sensibilisation… Il faut « agir et vite » pointe le WWF. « Le risque pour nos enfants et petits enfants de ne jamais croiser de dugongs en Nouvelle-Calédonie n’a jamais été aussi grand ».

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