• | Crée le 13.03.2018 à 16h00 | Mis à jour le 13.03.2018 à 21h14
    Imprimer
    Lors de la première audience, Samuel Mahieuc s’était excusé auprès d’une des trois gendarmes, l’appelant par son prénom. « Elle croyait avoir noué quelque chose », a dit hier son avocate. Photo archives LNC

    Le délibéré vient de tomber. Rodrigue Wabealo écope de 10 ans de prison fermes. L'homme de 30 ans a été jugé ce matin devant la cour d’assises pour avoir violé, le 29 décembre 2016, une employée de l’usine du Nord.
    À la nuit tombée, cet habitant de Voh, connu pour des violences conjugales, avait menacé de mort puis violé à l’abri des regards cette jeune femme qui avait réussi à prendre la fuite puis à donner l’alerte. L’agresseur avait ensuite été interpellé le 23 janvier 2017 par les gendarmes après une minutieuse enquête. Il encourt quinze années de réclusion criminelle.

    Un « viol impulsif et opportuniste »
    La cour s'est, tout d'abord, penchée sur la personnalité de l'accusé, qui n'a pas été très loquace. Son entourage dépeint le portrait d'un homme « modèle », un bon père de famille, qui aime ses enfants, mais aucun ne mentionne les violences conjugales.
    L'homme n'est pas atteint de troubles psychotiques et n'a pas agi sous l'effet de l'alcool ni de substance autre. Il s'agit d'un « viol impulsif et opportuniste », selon l'expert psychiatre.

    Après les réquisitions de l'avocat général, qui a réclamé 12 ans de prison à l'encontre de l'accusé.

  • VOS RÉACTIONS