
« Ma femme et sa fille sont bloquées à Amsterdam depuis plus de 24 heures. Elles dorment dans l'aéroport et n'ont aucune information sur la suite. » Comme plusieurs dizaines de Calédoniens en transit, les deux voyageuses sont bloquées à Amsterdam et n'ont plus qu'à attendre. « Elles n'ont même pas reçu un sandwich ou encore une bouteille d’eau de la part de la compagnie aérienne néerlandaise qui devait les acheminer à Tokyo ». Ici, sur le Caillou, Olivier attend et fulmine.
La raison de ce capharnaüm : un dysfonctionnement dans le système de ravitaillement en kérosène qui affectait depuis mercredi après-midi tous les avions au départ de cet aéroport. Hier soir, cette panne avait déjà cloué au sol cinquante avions, provoqué l'annulation de 1 200 vols et bloqué de milliers de passagers. « Le sous-traitant chargé du ravitaillement en carburant, la société Aircraft Fuel Supply, a actuellement une panne dans son système. Cela signifie que les avions ne peuvent pas être ravitaillés en carburant pour le moment, ce qui entraîne des retards », a déclaré Willemeike Koster, la porte-parole de l'aéroport.
La cause du dysfonctionnement était encore inconnue. Ce qui est sûr, c'est que celui-ci « n'est pas lié à la chaleur ».
En attendant, les voyageurs restent dans l'expectative. « J'ai essayé par tous les moyens de contacter la compagnie, par tous les réseaux sociaux, ils ne donnent aucune information, s'agace Olivier. Sur place, ma compagne n'arrive pas non plus à avoir un début de solution. Elle doit payer son eau et sa nourriture. » Et attendre encore...
« Mais cela risque forcément d'avoir des conséquences en cascade », déplore le Nouméen. Comment cela va-t-il se passer une fois arrivées au Japon ? », s'inquiète Olivier. « Les informations, ou plutôt des rumeurs, tombent au compte-gouttes. A présent (hier soir), il semble que le prochain vol va être destiné aux passagers qui étaient prévus dessus et non pas ceux qui attendent depuis 28 heures ! Je pense que ça va très mal se terminer. »
Du côté d'Osaka, Aircalin a déjà dû retarder un départ d'une heure pour absorber le flux des passagers en retard.