
C’est au nom des députés calédoniens et polynésiens que le président du groupe des députés UDI, Jean-Christophe Lagarde, a interpellé le Premier ministre sur les aides du gouvernement en matière de déconfinement, tant sur le plan sanitaire que sur le plan économique.
Partant du principe que la Nouvelle-Calédonie pourrait s’engager dans des stratégies de déconfinement plus tôt que les autres régions françaises, Jean-Christophe Lagarde a rappelé que « le territoire ne disposait pas aujourd’hui de masques et de tests en nombre suffisant pour l’organiser dans les conditions posées par le Président de la République dans son intervention de lundi soir. » D’où une question directe : « Pouvez‐vous vous engager à lui donner prioritairement les moyens matériels nécessaires à un déconfinement qui garantisse la sécurité sanitaire des populations ? » « Nous allons essayer de fournir le maximum d’équipement nécessaire à ces territoires » a affirmé Édouard Philippe, qui a tenu à souligner « l’accompagnent des efforts des systèmes hospitaliers locaux consistant à augmenter leur capacité d’accueil »,
Au plan économique, la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie Française doivent signer prochainement des prêts de trésorerie garantis par l’Etat, permettant notamment l’indemnisation des chômeurs. « Eu égard à l’ampleur de l’impact lié à la pandémie, ces prêts conduiront l’endettement des collectivités Françaises du Pacifique à un niveau extrêmement élevé qui ne leur permettra pas, ensuite, de financer les plans de relance économique qui au titre de la solidarité nationale, le gouvernement peut-il s’engager à transformer ces prêts en concours financiers exceptionnels accordés ces territoires ? » a demandé Jean-Christophe Lagarde.
Il est prématuré d’aborder aujourd’hui la transformation des prêts en concours financiers exceptionnels.
Le projet de loi de finances rectificatif présenté sera présenté en séance vendredi à l’Assemblée nationale et contiendra en effet une disposition permettant à l’État de garantir les emprunts consentis par le territoire de Nouvelle-Calédonie afin de mettre en place un dispositif équivalent au chômage partiel tel que nous le connaissons en métropole », a assuré Édouard Philippe.
Plus politique, et plus prudent, le premier Ministre a profité de ces questions pour prévenir que « L’Etat venait en support mais pas en remplacement du gouvernement calédonien. Nous nous sommes attachés à répondre rapidement à la demande des responsables du territoire, mais il est prématuré d’aborder aujourd’hui la transformation des prêts (en concours financiers exceptionnels). Il conviendra de tirer les conséquences plus tard. Nous devrons, pour cela, avoir une vision globale de la situation ».