
Le président du gouvernement s’est déclaré « très surpris », ce soir sur NC la1re, par les déclarations de Philippe Germain. Le membre du gouvernement chargé du Développement durable s’était fendu d’un communiqué, ce dimanche après-midi, pour demander « solennellement au gouvernement de surseoir, en urgence, à la politique active de rapatriement », afin « d’éviter une pandémie locale ».
« Cela fait quatre semaines que c’est le sujet essentiel de nos rencontres quotidiennes, en collégialité. La décision a été prise de procéder au rapatriement de tous les calédoniens bloqués à l’exétrieur », a rappelé Thierry Santa, en appelant à « nos valeurs fondamentales, océaniennes, chrétiennes, de solidarité ».
« On parle de nos enfants, de nos familles, de nos amis, du personnel de santé », a poursuivi le président du gouvernement, insistant lourdement sur les mesures sanitaires prises pour éviter tout risque de contamination. Derrière la prise de parole de Philippe Germain, Thierry Santa ne voit « pas d’autres raisons que des raisons politiciennes ».
Invité à commenter la rumeur d’un allongement de la quarantaine des personnes rapatriées, qui passerait de 2 à 3 semaines, le président du gouvernement a indiqué que cette option « fait partie des mesures qui sont envisagées, et qui sont encore en discussions avec le haut-commissaire. »
« On va aller, je l’espère, dans ce sens », a-t-il ajouté.