
« On ne peut pas dilapider le patrimoine minier du pays. » Le syndicat mené par André Forest s’est élevé ce mercredi matin contre les orientations prises hier par le gouvernement, qui a ouvert la porte aux exportations de minerai de nickel à partir de trois « réserves ». Une position qui tranche avec celle du Soenc nickel, tandis que le Congrès se prononcera prochainement sur le projet de loi.
En 2009, les massifs de Tiébaghi, du Koniambo et de Goro avaient été désignés dans le Code minier comme exclusivement réservés à la transformation dans les usines calédoniennes. Désormais, la SLN et Vale, en particulier, se verraient bien exporter de la matière brute depuis ces massifs.
« C’est un bradage des réserves, on ne peut pas l’accepter », assène le président de l’USTKE, qui n’exclut pas une mobilisation. « Le bureau confédéral en discutera demain [jeudi, NDLR] ».
La création d’un fonds souverain, également annoncée hier, ne suffit pas à faire passer la pilule. « Ca, c’est pour l’habillage de la transaction. La ficelle est un peu grosse. Cela fait 160 ans qu’on exploite le nickel et c’est aujourd’hui qu’on pense à créer une taxe et une redevance ? », fulmine André Forest.
La SLN en prend également pour son grade. « La question, c’est : est-ce que la SLN passe du statut de métallurgiste à celui d’exportateur de minerai ? ».
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