
Dans une allocution diffusée sur NC La1re lundi soir, le responsable politique a notamment tenu à adresser ses pensées aux salariés et aux sous-traitants de Vale et de la SLN " prise en otage" et a salué le travail des forces de l’ordre.
" La paix n’est pas négociable " a assuré le ministre, " l’État s’en porte garant ".
Au sujet de la reprise de Vale, Sébastien Lecornu a rappelé que " nous avons un, et seulement, un seul repreneur " avant se montrer plus ferme : " On ne peut pas brûler une usine, puis demander à l’État de la reprendre. On ne peut pas asphyxier la SLN [2] parce que l’État en est actionnaire, puis demander à l’État de reprendre l’usine du Sud."
"Parce que nous voulons tendre une dernière fois la main, je suis cependant prêt à faire une proposition nouvelle et forte. Je suis prêt à envisager ce qui, jusqu’ici, ne l’était pas. Je suis prêt à discuter d’une implication plus forte de l’État dans l’usine du Sud."
Un engagement sous deux conditions. Le retour des indépendantistes à la table des négociations : "Je ne peux pas discuter avec une chaise vide. Des rencontres bilatérales, avec les uns comme avec les autres, sont possibles pour préparer les discussions. Mais, quand il s’agit de décider, il ne peut y avoir de destin commun sans que tout le monde soit autour de la table".
Et une seconde, sans détour : " Si la Nouvelle-Calédonie devient indépendante, la France se désengagera de l’usine du Sud. La proposition que je fais devra donc être assortie d’une clause résolutoire en ce sens."
Découvrez son allocution en intégralité.
Links
[1] https://www.lnc.nc/article/nouvelle-caledonie/mines/usine-du-sud-1-200-employes-de-vale-au-chomage-partiel
[2] https://www.lnc.nc/article/nouvelle-caledonie/mines/la-sln-decrit-une-situation-toujours-critique
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