
" Ce qui est fondamental pour nous, ce n’est pas à qui reviendra la présidence, indépendantiste ou loyaliste, c’est de mettre en place un gouvernement de combat capable de relever les nombreux défis devant nous et de prendre de la hauteur vis-à-vis de la question de l’avenir institutionnel ", résume l’Éveil océanien en réaction à la chute du gouvernement qui "surprend à bien des égards".
Le parti s’interroge : "pourquoi aujourd’hui en février 2021 ? Le choix du moment est périlleux pour tous. Le budget n’a pas été adopté en 2020, et s’il ne l’est pas avant le 31 mars prochain, le pays passera sous la tutelle de l’État."
Sans révéler clairement son intention donc, Milakulo Tukumili et son parti dénoncent " la politique de la bipolarisation" qui "montre encore une fois ses limites, et ce, au détriment du quotidien des Calédoniens […] La troisième voie que nous prônons à l’Éveil Océanien n’est ni plus ni moins que la continuité de la voie de ceux qui ont essayé de concilier les deux blocs avant nous."
L’Éveil océanien fait également cet amer constat : "C’est aussi un échec pour nous qui avions cru, à tort peut-être, qu’un équilibre dans le partage des institutions allait concentrer les efforts des deux blocs dans le règlement des difficultés de notre pays."