
Le climat des affaires s’est détérioré en fin d’année, indique l’IEOM dans sa dernière publication. L’enquête réalisée auprès des chefs d’entreprise a abouti à un indicateur en baisse de 5 points sur le dernier trimestre 2020. L’indice est tombé à 85, quand 100 représente la moyenne "de longue période".
"Ce retournement s’explique dans une large mesure par les tensions consécutives à la vente de l’usine du Sud", qui ont touché l’économie du pays "au-delà" du secteur du nickel, "et qui viennent s’ajouter aux difficultés conjoncturelles inhérentes à la crise de la Covid-19 et à d’autres, plus structurelles", disent les analystes de l’Institut.
Sur cette même période, les entreprises et les ménages ont eu tendance à épargner.

Début 2020, le confinement "avait permis aux ménages de constituer une épargne", qui avait été en grande partie dépensée pendant les mois de septembre et d’octobre, rappelle l’IEOM, qui constate que "les ménages se sont remis à épargner sur les deux derniers mois de l’année", avec 4 milliards de francs mis de côté.
Les entreprises avaient eu tendance à "se prémunir contre un manque de trésorerie", en privilégiant les dépôts courants aux placements sur des comptes à terme. "Après sept mois consécutifs de baisse", ces dépôts rémunérés "se sont redressés au 4e trimestre". Les comptes courants ont nettement regonflé, eux aussi. Au total, l’épargne des entreprises a grossi de 16,5 milliards d’octobre à décembre 2020, notamment sous l’effet de l’arrivée des prêts garantis par l’État (PGE).
Sur l’année 2020, le crédit aux entreprises "est en retrait par rapport aux années précédentes". "Ce résultat s’explique par une gestion prudente des entreprises dans un contexte de ralentissement économique et d’incertitudes cumulées", analyse l’IEOM.