
Le confinement vient de prendre fin, certes, mais le télétravail aura son utilité bien au-delà. C’est la conviction des élus du Congrès, qui ont créé son cadre juridique, vendredi matin.
" Le télétravail est plébiscité par une très grande majorité de salariés et d’employeurs ", estime Jean-Louis d’Anglebermes, membre du gouvernement chargé du Travail, s’appuyant sur des données recueillies par la DTE*. Il voit dans la nouvelle loi " une avancée majeure du droit du travail ".

Ce cadre juridique a été voulu " souple ", notamment par Marie-Line Sakilia, rapporteure spéciale du texte qui concerne le secteur privé. Il fixe des principes très généraux – l’employeur et le salarié peuvent refuser le télétravail, par exemple – et invite les partenaires sociaux à négocier le reste, au niveau " le plus efficient " : accord interprofessionnel, de branche, d’entreprise, ou individuel.
*Direction du travail et de l’emploi (DTE).