
Avec à peine plus de 10 000 cotisants pour plus de 5 000 pensionnés et ayants droit, la Caisse locale de retraites (CLR), dédicitaire, est dans une impasse. Et se trouve désormais au bord du gouffre.
En 2019, les cotisations versées à l’établissement ont atteint 17,02 milliards de francs sur un total de recettes budgétaires de 17,03 et les pensions 17,83 milliards sur un total de dépenses budgétaires de 17, 98 milliards. En l’état, les difficultés de trésorerie surviendront dès 2022 si aucune mesure n’est prise. Une gestion épinglée par un rapport de la Chambre territoriale des comptes [1] en mars.
C’est pourquoi le Congrès s’est penché, ce mercredi, sur un plan d’urgence de redressement de la CLR.
Les élus ont adopté ce programme pour stopper à court terme l’hémorragie de ce régime déficitaire. Il est ainsi proposé d’augmenter d’1 % les cotisations salariales et de 2 % la contribution des employeurs afin de dégager plus de 1,5 milliard de cash.
Un amendement a néanmoins été déposé par l’Éveil océanien afin de supprimer le projet de minorer de 0,5 % le montant des pensions des retraités. Notamment pour ne pas "précariser" cette population et avançant un chiffre : 46 % des pensionnés touchent moins de 331 000 F par mois.
Un amendement validé par les élus, sauf ceux des groupes Génération NC et Uni. A ce sujet, Ithupane Tieoue a d’ailleurs rappelé qu’aujourd’hui, "de nombreux actifs ne touchent pas un tel niveau de salaire" et précisé que certains pensionnés touchent même plus de 700 000 F par mois. L’Uni a donc proposé d’appliquer cette baisse de 0,5 % des pensions en fonction du niveau des ressources perçues. Une proposition retoquée.
Le programme d’urgence a été adopté par les élus, à l’exception de Génération NC.