
"On va écouter ce que l’État a à dire", car "on a toujours réclamé, ces quinze dernières années, que la France nous dise quels sont ses intérêts à maintenir sa présence, ici, en Nouvelle-Calédonie" vient de déclarer ce mercredi Gilbert Tyuienon à l’issue d’une commission exécutive élargie tenue au siège de l’Union calédonienne, à Nouméa. Une délégation de l’UC s’envolera dans quelques jours pour Paris où se déroulera, à l’invitation du Premier ministre, une discussion sur les implications du Oui et du Non à l’indépendance du 26 mai au 3 juin. "On ne va pas pour négocier quoi que ce soit. On va réaffirmer notre vision sur la sortie de l’accord de Nouméa". D’ailleurs, selon le premier vice-président de l’organisation politique, il est inconcevable de "transiger sur la date" du troisième référendum voulue par les indépendantistes en 2022. De même, "la question doit rester la question posée aux Calédoniens lors des deux premières consultations". Le document confidentiel de l’État sur les conséquences du Oui et du Non sera étudié semble-t-il lors de deux réunions, les 26 et 27 mai. L’Union calédonienne prendra connaissance du dossier et des explications du gouvernement français, mais "nous ne validerons rien". L'UC apportera sur la table parisienne ses projets de Constitution et de société.
Des représentants du plus vieux parti politique calédonien participeront ensuite à une "tournée diplomatique" en Europe, qui doit passer par la Catalogne, le Pays basque, et même l’Écosse.
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