
À l’occasion de l’examen du compte administratif 2020, l’exécutif de la province Sud a présenté son bilan à mi-mandat et s’en est félicité [1].
L’occasion pour Calédonie ensemble de réagir, ce mercredi matin, pour " dénoncer une gestion irresponsable, opaque et partisane " de la Maison bleue.
Le parti estime que la mandature de Sonia Backès depuis deux ans a creusé les inégalités, notamment en supprimant deux milliards de francs de subventions au monde agricole et 1,3 milliard aux associations et en arrêtant la construction de logements sociaux.
Calédonie ensemble dénonce également " l’échec" de l’Avenir en confiance dans sa lutte contre l’insécurité et la délinquance, mais surtout la suppression de l’aide médicale gratuite et du soutien à l’enseignement privé transférés l’an prochain au gouvernement.
"Or, la Nouvelle-Calédonie n’a absolument pas les moyens d’assumer ces dépenses qui couvrent 28 000 bénéficiaires pour l’aide médicale et 11 000 enfants pour l’enseignement privé, martèle Manu Khac. Cela signifie que la province Sud est prête à abandonner 40 000 habitants de son territoire à leur sort en les privant de couverture médicale ou de scolarité. "
Enfin, le mouvement pointe le "dénouement douteux" du conflit de l’usine du Sud. " Ce dispositif privilégie clairement les intérêts privés de Trafigura et de CFP qui pourront sortir du capital de la société dès 2024, lorsque les réserves financières de l’usine du Sud seront épuisées et que la concurrence internationale sur le marché des batteries se sera développée, déplore Philippe Michel. Il ne garantit en aucune manière la protection des intérêts calédoniens."