
"A l'heure où les Calédoniens sont confrontés à la pire crise sanitaire de leur histoire avec son cortège de morts, de deuils et de douleur, ouvrir un tel débat nous parait tout à fait inapproprié" s'indignent dans un communiqué commun, transmis mardi après-midi, les trois partis. La priorité des priorités doit être donnée à la lutte contre l'épidémie de Covid-19 et à notre soutien sans faille à notre personnel soignant dont la mobilisation et l'engagement font l'admiration de tous. Chacun dans nos fonctions et aux responsabilités qui sont les nôtres dans nos institutions respectives, doit être totalement investi dans la gestion au quotidien de cette épouvantable crise."
"A tous ceux qui à l'évidence placent des considérations politiques au-dessus de la crise, nous disons qu'il sera bien temps de parler du référendum et de son organisation, à l'occasion de la prochaine visite en Nouvelle-Calédonie du ministre des Outre-mer, indiquent-ils. Au demeurant, et lors des conversations que nous tiendrons avec Sébastien Lecornu, nous rappellerons que la Nouvelle-Calédonie souffre depuis trop longtemps de l'incertitude qui plane sur son avenir, qui porte fortement atteinte à son économie et qu'il est grand temps de sortir de l'Accord de Nouméa. A ce titre, nous demanderons le maintien de la date du 12 décembre 2021 pour la tenue du troisième et dernier référendum."