
Des combats meurtriers entre Russes et Ukrainiens se déroulaient, jeudi 24 février, jusqu’aux portes de Kiev et la centrale nucléaire de Tchernobyl est tombée aux mains des assaillants, à la suite du déclenchement par l’armée de Vladimir Poutine d’une attaque massive [1] contre l’Ukraine, avec frappes aériennes et invasion terrestre.
La première journée de l’offensive, qualifiée de "succès" par le ministère russe de la Défense, a fait en quelques heures des dizaines de morts, provoquant un tollé dans la communauté internationale, surtout côté occidental. Les forces russes sont arrivées les portes des hélicoptères grandes ouvertes, tirant en rafales à la mitraillette avant de descendre en rappel, ont raconté des témoins à l’AFP.
Le Pentagone va envoyer quelque 7 000 soldats supplémentaires en Allemagne, en réaction à l’invasion de l’Ukraine décidée par Vladimir Poutine, a annoncé jeudi un haut responsable américain à Washington.
L’objectif de ce nouveau déploiement, qui interviendra dans les prochains jours, est de "rassurer les alliés de l’Otan, dissuader une attaque russe et être prêt à soutenir les besoins dans la région", a précisé ce responsable. Les soldats étasuniens n’interviendront pas directement en Ukraine.
Le ministère français des Affaires étrangères a activé jeudi sa cellule de crise pour les quelque 500 ressortissants français restés en Ukraine. Ils sont invités à rester "à l’abri" devant l’offensive russe dans ce pays.
"Il est recommandé jusqu’à nouvel ordre de rester à l’abri compte tenu des risques entraînés par tout déplacement à l’intérieur du pays", a recommandé le Quai d’Orsay dans ses conseils aux voyageurs. "Il est par ailleurs formellement déconseillé de se rendre en Ukraine jusqu’à nouvel ordre", a réitéré la diplomatie française.