
Emmanuel Macron s’est exprimé à la télévision, mercredi 2 mars, dans la nuit pour nous. Pendant une quinzaine de minutes, le président de la République française s’est adressé aux téléspectateurs français. "La Russie n’est pas agressée, elle est l’agresseur", "cette guerre n’est pas un conflit entre l’Otan et la Russie" et "encore moins une lutte contre le nazisme, c’est un mensonge", a-t-il estimé.
L’Europe "doit accepter de payer le prix de la paix, de la liberté, de la démocratie" et "investir davantage pour moins dépendre des autres continents", a-t-il demandé dans cette allocution. Pour cela, il a promis que des décisions fortes seraient prises par les 27 lors du sommet de l’UE à Versailles les 10 et 11 mars. Il a mentionné une "stratégie d’indépendance énergétique" et une "nouvelle étape" dans la défense européenne. La France, elle, "amplifiera l’investissement dans sa défense, décidé dès 2017".
Il a par ailleurs averti que le conflit pèserait sur l’économie française. "Notre agriculture, notre industrie nombre de secteurs économiques vont souffrir". "Notre croissance sera immanquablement affectée par le renchérissement du prix du pétrole, du gaz, des matières premières a et aura des conséquences sur notre pouvoir d’achat", a-t-il précisé. Il a rappelé avoir demandé à son Premier ministre Jean Castex "d’élaborer un plan de résilience économique et social".
Mais "nous ne sommes pas en guerre contre la Russie", a lancé le président de la République, se disant "aux côtés de tous les Russes qui refusent qu’une guerre indigne soit menée en leur nom".
M. Macron s’est aussi redit prêt au dialogue avec le président russe. "J’ai choisi de rester en contact, autant que je le peux et autant que c’est nécessaire, avec le président Poutine pour chercher sans relâche à le convaincre de renoncer aux armes".