
En 2035, les automobilistes pourraient n’avoir le choix qu’entre des véhicules électriques neufs. Les eurodéputés, réunis en séance plénière à Strasbourg, ont validé le texte sur la régulation des émissions de CO2 des voitures et camionnettes. Ils ont voté de facto la fin des moteurs thermiques en 2035 sur le marché des véhicules neufs.
Les voitures représentent au moins 12 % des émissions de CO2 dans l’UE. Le texte adopté reprend les objectifs intermédiaires proposés par Bruxelles : réduction de 15 % des émissions automobiles d’ici 2025 et de 55 % en 2030.
L’objectif du "zéro émission" automobile a donné lieu à une âpre bataille, avec un amendement du PPE (droite pro-européenne et première force au Parlement) proposant de viser plutôt une réduction de 90 % des émissions automobiles en 2035. Ce vote serré détermine la position des eurodéputés avant leurs négociations avec les États membres pour finaliser un compromis.
Le texte prévoit que les véhicules de luxe (entre 1 000 et 10 000 voitures particulières immatriculées par an) bénéficient d’une dérogation leur permettant d’être équipés d’un moteur thermique jusqu’en 2036.