
Trois semaines après le déclenchement des émeutes en Nouvelle-Calédonie, l’enjeu est désormais "l’État de droit et le principe démocratique dans son expression la plus pure", juge Nicolas Metzdorf, qui considère que "le simple cadre de l’indépendance ou non, du dégel ou pas" a été depuis longtemps dépassé.
Dans un communiqué diffusé dimanche soir, le député de la seconde circonscription s’interroge : "Est-ce que notre pays fonctionne par la violence ou pas ?" Pour lui, deux camps s’opposent clairement aujourd’hui : "Ceux qui pensent que la solution sera politique et non-violente. Et ceux qui veulent tout détruire pour arriver à leurs fins."
Ainsi, le député condamne la CCAT "lorsqu’elle demande la démission des élus du FLNKS et qu’elle menace de renverser les institutions" et exhorte les responsables indépendantistes du Front à s’exprimer clairement sur la situation, reprenant la célèbre phrase d’Evelyn Hall : "je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites mais je me battrai pour que vous ayez le droit de le dire."
"Nous méritons en effet mieux que des communiqués sur le retrait du dégel ou des manœuvres absurdes pour bloquer le port de la Nouvelle-Calédonie, qui de toute façon ne fonctionneront pas, poursuit Nicolas Metzdorf. Nous avons besoin de grandeur et d’être, ensemble, les fervents ennemis de la violence et des coups d’État. Que les leaders qui le pensent s’expriment car comme le précise un autre proverbe : 'qui ne dit mot consent'."