
Alors qu’une nouvelle flambée de violences s’est emparée du pays, les élections législatives auront lieu sous haute tension… et haute surveillance ces dimanches 30 juin et 7 juillet. C’est pourquoi un dispositif de forces de sécurité renforcé "finement préparé en étroite collaboration avec les maires" est prévu aux abords des bureaux de votes, en particulier dans les communes du Grand Nouméa.
"Les habitudes de vote en Nouvelle-Calédonie sont de venir plutôt le matin où on attend la plus grosse affluence, annonce le haut-commissaire Louis Le Franc. C’est la période pendant laquelle il pourrait y avoir des files d’attente, notamment dans les communes les plus peuplées où nous aurons une attention particulière de sécurité. Et ce, pour faire en sorte que les électeurs ne soient pas importunés par des éléments collectifs ou individuels qui voudraient perturber l’exercice de ce droit démocratique."
Le haut-commissaire l’assure : l’ensemble des maires se sont montrés favorables à la tenue et au "bon déroulement" de ce scrutin, contrairement aux élections européennes où des bureaux de votes étaient restés fermés, notamment à Kouaoua ou à Ouvéa. Par ailleurs, "aucune formation politique, quelle que soit sa sensibilité, ne s’est opposée à la tenue de ce scrutin et il n’y a pas de raison que ces élections se passent mal en Nouvelle-Calédonie", assure Louis Le Franc, qui avertit : Si certains voulaient s’opposer à l’exercice de ce droit, je prendrai mes responsabilités avec les forces de sécurité extérieures."

Près de 222 900 électeurs sont inscrits et appelés à voter dans l’un des 297 bureaux de vote déployés dans le pays, avec un dispositif "sensiblement similaire" que celui mis en place lors des élections européennes.
Sauf que les autorités s’attendent, cette fois-ci, à une participation environ trois fois supérieure que lors du scrutin européen où moins de 13 % des inscrits s’étaient déplacés. Pour rappel, en 2022, le taux de participation avait oscillé entre 32 % au premier tour et 45 % au second tour.
Les bureaux de vote seront ouverts en continu de 7 heures à 17 heures.
18 candidats sont inscrits pour ce scrutin, dont douze dans la première circonscription et six dans la seconde circonscription. Pour rappel, tout candidat qui atteint le score de 12,5 % du nombre d’électeurs inscrits peut se maintenir au second tour où des triangulaires, voire quadrangulaires sont donc possibles.
Afin d’être sûr de pouvoir voter, le plus tôt est toujours le mieux pour faire une procuration, bien qu’en théorie, il soit possible de faire cette démarche jusqu’à la dernière minute, soit le matin même du scrutin.
Il suffit de se rendre au commissariat central de police pour les résidents de Nouméa ou dans une brigade de gendarmerie dans les autres communes. Cette démarche peut être effectuée en ligne en téléchargeant et remplissant le formulaire. Toutefois, il faut se rendre ensuite au commissariat ou à la gendarmerie afin de faire valider ce document, en présentant sa pièce d’identité. Ce mercredi, de nombreuses personnes attendaient à Nouméa où il ne reste plus qu’un seul commissariat encore apte à accueillir du public.

Cependant, un outil adapté pour tenir compte de la spécificité de la Nouvelle-Calédonie est à la disposition des électeurs sur le portail https://www.maprocuration.gouv.fr/ [1]Grâce à ce téléservice, tout électeur calédonien peut se connecter avec son compte NC Connect et renseigner son formulaire de procuration en ligne. Le formulaire est ensuite transmis de manière dématérialisée à un officier de police judiciaire qui le valide, puis envoyé à la mairie du mandant.