
Le bureau politique du Palika, par communiqué signé de son porte-parole, Charles Washetine, lance un appel à "l’ensemble des électeurs du pays à soutenir les deux candidats indépendantistes et nationalistes en lice dans la 1re et la 2nde circonscription", car selon le parti, "l’enjeu de ces élections se focalisera sur la capacité des candidats à porter auprès de la population et des autorités de l’État à Paris une sortie apaisée de cette crise." L’occasion pour le parti du chef du gouvernement de souligner son attachement au droit de vote, un droit qui "a été le fruit d’une histoire douloureuse commune qui commande aujourd’hui de mener le combat pour l’indépendance par les urnes et au travers du pari de l’intelligence dont nous sommes tous les héritiers."
Le communiqué est l’occasion pour le parti politique de lancer un appel au calme et à la levée des barrages, en condamnant "l’ensemble des exactions commises à l’encontre des habitants du pays et de leurs biens comme en témoigne l’incendie criminel qui a frappé hier le domicile du président de l’Union Progressiste en Mélanésie (UPM). Ces actes, qui appellent tout notre soutien à l’égard des victimes, mettent en péril chaque jour le vivre ensemble que nous avons construit collectivement depuis plus de trois décennies. Ils ne peuvent être cautionnés par qui que ce soit et conduisent inévitablement à donner raison aux détracteurs de la pleine souveraineté de notre pays."
Sur la même ligne que les autres partis indépendantistes, le Palika dénonce le transfert "dans des établissements pénitenciers de la métropole sept militants indépendantistes de la CCAT en détention provisoire", faisant un parallèle avec de "vieilles méthodes coloniales consistant à déporter les opposants politiques loin de leur terre natale et de leur famille."