
En Nouvelle-Calédonie, 34 personnes ont été tuées l’an passé sur les routes. Un chiffre relativement bas par rapport aux données moyennes de la dernière décennie, où seules 2024 et 2020, marquées par les confinements et les émeutes, se situent dans cet ordre de grandeur, avec respectivement 37 et 33 mort(e) s. 2025, qui n’a pas été marquée par des évènements majeurs d’entraves à la circulation, s’inscrit donc dans cette dynamique.
En 2025, le nombre d’accidents mortels est par ailleurs de 32, soit en légère hausse par rapport à 2024 où il s’en est produit 28. En revanche le nombre de blessés causés par ces accidents a été en recul significatif l’an passé, avec 23 victimes contre 36 en 2024.
Dans le détail, si la plupart des personnes décédées se trouvaient à bord d’un véhicule (28), quatre piétons et deux conducteurs de deux-roues ont également perdu la vie.
Si le bilan de la mortalité routière semble donc s’infléchir depuis deux ans, le nombre de personnes tuées dans le pays reste particulièrement élevé sur les dix dernières années, avec 485 mort(e) s.
La province Nord accueille moins de 20 % de la population du pays. Pourtant, avec 16 victimes, c’est sur ce territoire que le nombre de morts sur les routes est le plus élevé. La province Sud qui, elle, enregistre 15 décès, suit néanmoins de près.
C’est d’ailleurs Houaïlou qui est la commune la plus endeuillée du pays, et de loin, avec 7 morts. Suivent ensuite Nouméa et Païta où trois personnes ont perdu la vie.

Ce n’est pas une surprise. Comme chaque année, les fins de semaine ont été particulièrement meurtrières dans le pays. Ainsi plus de la moitié des décès (56 %) sont survenus au cours du week-end, en particulier le dimanche, qui concentre à lui seul 13 morts. Si l’on intègre le vendredi à cette période, le bilan grimpe même à 24 morts, ce qui représente 71 % des décès.
Véritable fléau en matière de sécurité routière, la consommation d’alcool a encore été majoritaire dans la survenue des accidents mortels, soit dans 76 % des cas. Le cannabis est quant à lui pointé dans la moitié des faits.
Par ailleurs, la vitesse excessive (67 %) et le défaut de permis de conduire (45 %) restent également à des niveaux élevés.

Enfin, parmi les chantiers importants qui attendent les acteurs de la prévention des risques, le non-port de la ceinture de sécurité est lui aussi encore très répandu puisqu’il est identifié dans près de deux tiers des accidents mortels. Pour rappel, dès 20 km/h, un choc subi sans ceinture peut être fatal. À titre d’exemple, à 50 km/h, en cas de collision, un enfant de 30 kg non attaché se transforme en un projectile de près d’1 tonne. Un choc à cette vitesse représente les mêmes risques qu’une chute du quatrième étage d’un immeuble. Boucler sa ceinture de sécurité, à l’avant comme à l’arrière, permet donc de sauver des vies.