
Mis en place par la province Sud après avoir été voté début décembre, le dispositif Sud Retour [1]vise à lever les freins financiers au retour de personnes ayant quitté le territoire, notamment après mai-juin 2024, et disposant d’une opportunité d’emploi en province Sud. Il repose sur deux volets : une aide au transport pour les particuliers et une aide au recrutement pour les entreprises.
La première mesure concerne les personnes majeures titulaires d’un contrat de travail ou d’une promesse d’embauche d’une entreprise dont le siège social est situé en province Sud. Pour être éligibles, elles doivent avoir résidé au moins dix ans sur ce territoire. Une durée ramenée à trois ans lorsque le métier exercé est reconnu en pénurie. Les bénéficiaires doivent également vivre hors de Calédonie depuis au moins un an et ne pas percevoir d’autre aide publique à la mobilité.
L’aide prend la forme d’une prise en charge partielle d’un billet d’avion (aller simple) vers le Caillou, à hauteur de 120 000 francs par bénéficiaire. La province Sud prévoit également une participation pour le retour de la famille proche (conjoint ou enfant à charge) fixée à 60 000 francs par personne. Le retour doit intervenir avant le 31 décembre 2027. Le dispositif est instruit et suivi par la direction de l’emploi et du logement, chargée de vérifier le respect des conditions d’attribution.
En parallèle, la Maison bleue a intégré au Code des aides pour le soutien à l’économie (Case) une aide spécifique au recrutement de ces personnes sur le retour. Destinée aux entreprises du secteur privé, quelle que soit leur activité, la mesure est instruite par la direction du développement économique et du tourisme (DDET).
Pour en bénéficier, l’employeur doit recruter une personne répondant aux critères de résidence fixés par le dispositif. Le contrat de travail – ou la promesse d’embauche – doit porter sur une durée minimum de six mois. L’aide correspond à la prise en charge d’un mois de salaire brut, augmenté des charges patronales, dans la limite de 2,5 SMG (le salaire minimum garanti étant de 167 602 francs, la limite se chiffre à 419 000 francs). Elle est versée en une seule fois et n’est pas cumulable avec d’autres aides provinciales à l’emploi.