
Avancer sur Bougival, qu’importent les absences et les réserves. C’est la position adoptée par l’État, à la veille d’une nouvelle réunion à l’Élysée, organisée par le président de la République, Emmanuel Macron, sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie. Naïma Moutchou a confirmé ce cap, lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, mercredi 14 janvier.
Interrogée par Guillaume Kasbarian, député macroniste d’Eure-et-Loir en visite la semaine dernière sur le territoire, la ministre des Outre-mer a indiqué vouloir "avancer sur la stabilité politique et la stabilité institutionnelle" de la Nouvelle-Calédonie.
Alors que les Loyalistes et leurs soutiens sur les bancs de l’Assemblée nationale s’inquiètent de l’attitude de l’État face au refus du FLNKS de participer à la réunion, Naïma Moutchou a affirmé que "nous n’accepterons pas de blocage". "Nous n’accepterons pas que, par l’absence de certains, les Calédoniens soient pris en otage. Personne n’a de droit de véto sur le territoire de la Nouvelle-Calédonie."
Ainsi, la réunion de ce vendredi 16 janvier réunira "toutes celles et ceux qui veulent avancer, qui veulent un avenir pacifié, des perspectives pour les Calédoniens, et nous le ferons à partir d’un cadre qui est exigeant, un cadre qui existe et qui est Bougival".
Un point de vue partagé par le chef de l’État, qui estime, selon son entourage [1], que "cela vaut la peine de continuer à avancer", "sans passage en force" mais "sans paralysie non plus".