
Les discussions sur l’avenir institutionnel vont reprendre, ce vendredi 16 janvier, à l’Élysée [1]. Outre le futur statut du territoire, il sera également question de relance économique, alors que la Nouvelle-Calédonie paie toujours le prix des émeutes de mai 2024 et de l’instabilité politique qui leur a succédé. Dans ce contexte, les partenaires sociaux, qui ne seront pas associés aux discussions, ont voulu faire entendre leurs voix. Dans un courrier adressé à Emmanuel Macron, le 14 janvier, des syndicats (Cogetra, Usoenc, UT-CFE CGC) et des organisations patronales (Medef, Feinc, CPME et U2P) ont souhaité partager leur "analyse commune de la situation et les conditions indispensables au redressement durable du territoire".
"La situation économique et sociale atteint un niveau de gravité sans précédent", constatent-ils. Et rien n’indique, à ce jour, que 2026 sera différente. "Aucun signe d’amélioration n’est perceptible […] Au contraire, la détérioration se poursuit", s’inquiètent les partenaires sociaux, évoquant de nouvelles fermetures d’entreprises et disparitions d’emplois. L’urgence concerne également le Ruamm, au bord de la rupture de trésorerie, ainsi que la filière nickel, toujours mal en point malgré quelques avancées, notamment sur la question des repreneurs [2].
Dans ces conditions, les partenaires sociaux appellent "à la responsabilité des dirigeants politiques locaux". "À défaut d’un accord rapide entre eux, le territoire s’installera dans une spirale de déclin dont il sera très difficile de sortir", indiquent-ils dans leur courrier, considérant que la "stabilité institutionnelle" est un préalable au redressement économique. "Nous vous demandons solennellement d’inviter nos responsables politiques locaux à conclure un accord sur ces bases, à finaliser les travaux conduits avec la mission interministérielle et à traduire les engagements pris en textes applicables."
Les syndicats en profitent pour saluer le plan de refondation dévoilé par Sébastien Lecornu [3], un programme de financement de la Nouvelle-Calédonie par l’État sur cinq ans pour un montant de 262 milliards de francs. Il offre "une vision pluriannuelle indispensable visant une diversification de l’économie", estiment-ils, désirant toutefois que des précisions soient apportées sur "le périmètre exact des compétences qui, à l’issue du plan quinquennal, devront être financées exclusivement par la Nouvelle-Calédonie".
Links
[1] https://www.lnc.nc/article/nouvelle-caledonie/politique/avenir-institutionnel-les-enjeux-d-une-nouvelle-sequence-parisienne-sans-le-flnks
[2] https://www.lnc.nc/article/nouvelle-caledonie/economie/politique/pacte-de-refondation-claire-durrieu-evoque-un-deplacement-tres-constructif
[3] https://www.lnc.nc/article/nouvelle-caledonie/economie/politique/262-milliards-de-francs-sur-cinq-ans-pour-la-nouvelle-caledonie
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