
Un incendie s’est déclaré, ce lundi 19 janvier dans la matinée, à l’école Jack-Mainguet, située à Koutio, sur la commune de Dumbéa. Le sinistre, d’origine volontaire, selon la mairie, a détérioré deux salles de classe.
Les trois auteurs présumés des faits ont rapidement été interpellés par la police municipale, avant d’être remis à la gendarmerie dans le cadre de l’enquête. "La ville de Dumbéa condamne fermement cet acte de délinquance et va tout mettre en œuvre pour remettre en état les locaux incendiés", indique la municipalité dans un communiqué, annonçant sa volonté de déposer plainte. "S’en prendre à une école, c’est s’attaquer directement à nos enfants, à leur éducation et à l’avenir de notre commune", a également réagi le maire de la commune, Yoann Lecourieux, sur ses réseaux sociaux.
Le premier édile dit attendre "de la justice une réactivité exemplaire et des sanctions à la hauteur des faits, afin que cessent ces actes de criminalité qui portent gravement atteinte à notre vivre-ensemble".
À un mois de la rentrée scolaire, cet incendie pourrait avoir des conséquences sur les conditions d’accueil des élèves. "À ma demande, les services de la ville sont d’ores et déjà mobilisés pour étudier l’ensemble des scénarios possibles, en lien avec les partenaires concernés, afin de garantir la continuité de l’accueil des élèves dans les meilleures conditions possibles", indique Yoann Lecourieux.
Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a également condamné "avec la plus grande fermeté" cet acte de vandalisme, estimant que "s’en prendre à une école est un acte grave et inacceptable et c’est porter atteinte à l’éducation de nos enfants, à leur sécurité et à l’avenir collectif de notre pays". Candidate aux élections municipales de Dumbéa, Cynthia Jan estime quant à elle qu’il "n’est plus acceptable que des enseignants travaillent la peur au ventre, confrontés à des violences répétées, à leur matériel et leurs outils de travail détruits, à l’errance de mineurs et, désormais, à des incendies criminels sur leur lieu de travail". Elle fustige "l’indifférence" qui "semble dominer" après cet incendie, et considère qu’il est désormais temps "d’agir véritablement et d’arrêter les pansements sur les jambes de bois", proposant, entre autres, un investissement dans la sécurisation des établissements de la commune, un rappel de la responsabilité des parents ou encore la construction par l’État d’une nouvelle prison.