
Musique, colliers de fleurs, chants et danses marquisiennes. À l’aéroport de Faa’a, ce lundi 26 janvier, près de 350 personnes se sont rassemblées pour accueillir Hinaupoko Devèze, sacrée Miss France le 6 décembre dernier. Famille venue spécialement des Marquises, amis proches, fans vêtus de tee-shirts à son effigie, candidates de Miss Tahiti, Mister Tahiti, membres du comité organisateur… Tous ont fait le déplacement pour être là, malgré la chaleur, l’heure tardive et l’attente.
L’avion a atterri peu après 22 heures. Mais il a fallu patienter près d’une heure avant de voir apparaître la Miss, le temps que l’ensemble des passagers débarquent. Sur le parvis, personne ne se décourage. L’orchestre marquisien maintient l’ambiance, les chants résonnent, les enfants s’installent sur les épaules des parents pour mieux voir. Certains sont sur place depuis près de trois heures.
"J’ai vraiment très hâte de la voir", confiait Hilina’i Tamarii, première dauphine de Miss Tahiti. "On a une belle relation, je suis très heureuse pour elle." Même impatience du côté d’Anaiva Calmajis, deuxième dauphine : "J’ai hâte de la serrer dans mes bras, même pour un court instant." Rachel Moutame, autre candidate, avait tout prévu pour ne pas passer inaperçue : un escabeau, pour être sûre que son amie la repère dans la foule.
Lorsque Hinaupoko Devèze apparaît enfin, l’émotion submerge l’assemblée. Elle enlace ses proches, se retrouve rapidement ensevelie sous les fleurs au point qu’on doit lui en retirer, esquisse quelques pas de danse et laisse couler des larmes. "Je vois toutes les personnes que j’aime… Les Marquises se sont déplacées, il y a les chants, les danses. Je sens vraiment le mana", souffle-t-elle, évoquant "un boost d’amour" qui efface la fatigue et le stress du voyage.

Dans la foule, l’influenceur Théo Bertrand dit n’avoir "jamais vu ça ailleurs". Le haut-commissaire, Alexandre Rochatte, parle, lui, d’un accueil "plein d’émotions" et d’un moment "partagé par tous".
À ses côtés, Mareva Georges, Miss France 1990, raconte l’instant juste avant l’ouverture des portes de l’avion : "Elle pleurait déjà. Elle disait sentir son cœur battre très fort, comme des papillons dans le ventre."