
"La Nouvelle-Calédonie, d’abord." C’est par ces mots que la ministre des Outre-mer a ouvert la présentation de ses priorités pour 2026 lors de son discours de vœux prononcé mercredi 28 janvier à Paris (jeudi 29 au matin heure de Nouméa).
Naïma Moutchou a rappelé sa visite sur le Caillou à son arrivée rue Oudinot. Elle décrit "un territoire épuisé, des tensions profondes, une confiance abîmée, mais l’envie de s’en sortir". Avant d’ajouter : "En Nouvelle-Calédonie, on ne peut pas faire de politique à distance."
La ministre est ensuite revenue sur la réunion organisée le 16 janvier à l’Élysée par le président de la République avec l’ensemble des formations représentées au Congrès. "Pendant quatre jours. Et à la fin, nous avons obtenu ce que beaucoup disaient impossible" en référence aux deux textes issus de cette séquence : "l’accord Élysée-Oudinot sur le volet institutionnel" et "le protocole financier qui détaille une partie du pacte de refondation économique voulu par le Premier ministre".
Selon elle, "les partenaires calédoniens ont fait des efforts considérables" et "personne n’a le droit de jouer avec ça". Elle estime désormais que "c’est au Parlement de prendre sa part".
La ministre a également déclaré que "quand la France contrôle le deuxième espace maritime du monde, ce n’est pas depuis Paris", mais "depuis la Polynésie, la Nouvelle-Calédonie, la Guyane, Mayotte…", inscrivant ainsi le territoire dans une logique de souveraineté stratégique.