
Pourquoi les territoires ultramarins sont davantage frappés par des crises d’ordres économique, social et climatique, ces dernières années ? C’est ce que s’attachera à comprendre la commission d’enquête sur "les inégalités systémiques auxquelles sont confrontés les collectivités ultramarines et leurs habitants pour répondre aux enjeux de développement social et durable". Créée à l’initiative du groupe sénatorial Communiste, Républicain, Citoyen, Écologiste – Kanaky, dans le cadre de son "droit de tirage", elle a lancé ses travaux mardi 27 janvier, en désignant notamment l’ensemble des membres de son bureau (lire par ailleurs).
Sa création repose sur un constat clair : chaque territoire ultramarin affiche des inégalités et des retards qui "se multiplient et s’accélèrent au rythme des crises économiques, sociales et climatiques". "Les indicateurs de revenus, de pauvreté, d’accès aux services publics essentiels ou de décrochage scolaire suffisent à étayer ce constat inquiétant", estiment les parlementaires. De quoi provoquer le sentiment d’un "système à bout de souffle".
En réponse, "l’État gère difficilement, sans parvenir à engager une véritable action à long terme qui s’appuierait sur les territoires", estiment les membres de la commission.
Reste une question : comment expliquer ces difficultés, qui semblent propres à ces territoires ? "Problèmes de moyens, d’efficacité ou de conception de l’action publique ?", s’interroge la commission. Elle tentera, par ses travaux, de "comprendre les raisons systémiques pour lesquelles les politiques de rattrapage échouent encore", tout en veillant "à bien différencier les enjeux propres à chaque territoire" et à interroger "la pertinence de la référence à l’Hexagone".
La commission débutera ses premières auditions le 12 février. Elle achèvera ses travaux au plus tard le 20 juillet.
Le bureau de la commission créée le mardi 27 janvier est ainsi composé :