
"La Nouvelle-Zélande ne se joindra pas au Conseil sous sa forme actuelle, mais continuera à suivre l’évolution de la situation", a déclaré vendredi 30 janvier le ministre des Affaires étrangères, Winston Peters dans un communiqué. "Un certain nombre d’États, en particulier dans la région, se sont engagés à contribuer au travail du Conseil sur Gaza, et la Nouvelle-Zélande n’apporterait pas de valeur ajoutée significative à cet égard", a-t-il ajouté.
De nombreux États ont émis des réserves sur ce Conseil créé par le président américain mais seuls quelques-uns, dont la France, la Norvège et la Croatie, ont explicitement décliné l’invitation.
En parallèle, Wellington a réitéré son engagement envers l’Organisation des Nations unies (ONU). "Nous envisageons un rôle pour le Conseil de Paix à Gaza, qui doit être rempli conformément à la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies", a affirmé M. Peters.
"En tant que fondateur de premier plan et soutien de longue date des Nations unies, il est important que le travail du Conseil soit complémentaire et conforme à la Charte des Nations unies", a-t-il souligné. Lancé la semaine dernière par Donald Trump au Forum économique mondial de Davos (Suisse), le "Conseil de paix" s’inscrivait au départ dans le plan américain pour mettre fin à la guerre dans le territoire palestinien de la bande de Gaza.
Mais ses ambitions de règlement des conflits à travers le monde sont en réalité bien plus vastes, ce qui en ferait, selon ses détracteurs, une organisation rivale des Nations unies.