
L’énergie de demain est une inquiétude d’actualité. Ainsi, dans le cadre du plan de relance industriel lancé par Emmanuel Macron, France 2030, le projet EMME – Electro Mobility Materials Europe, a reçu en septembre 2025 l’appellation d’intérêt national majeur. "EMME est un projet pionnier en France de fabrication de matériaux essentiels à la composition des batteries de véhicules électriques", annonce son site Internet. Prévue pour ouvrir en 2028, l’usine sera une raffinerie de nickel et de cobalt. La matière première pourrait bien être importée d’Indonésie, où le groupe Eramet, notamment, principal actionnaire de la SLN, extrait du nickel.
Mais la future raffinerie, dont le président est Antonin Beurrier, ex-président de Prony Resources Nouvelle-Calédonie, pourrait bien s’appuyer en partie sur la Nouvelle-Calédonie pour se fournir en matière première. "L’unité de conversion de nickel et de cobalt EMME Electro Mobility Materials Europe, qui doit être mise en service en 2028, proche de Bordeaux, a conçu un procédé industriel qui pourrait convenir à la production métallurgique de Prony Resources New Caledonia", souligne la communication du groupe. "D’ailleurs, des essais en laboratoire réalisés en 2025 sont venus confirmer la compatibilité technique de cette opportunité. La décision d’engager une collaboration industrielle et commerciale appartient aux actionnaires de PRNC et à l’État."
Du côté de Prony Resources NC, le sujet est prématuré : "Nous sommes actuellement dans une démarche de reprise, par conséquent nous ne pouvons pas nous prononcer sur les futurs partenariats commerciaux", déclare la communication.
Le projet de raffinerie basé en Gironde est actuellement mis en pause. Un groupement de riverains et une association environnementale, la Sepanso Gironde, ont déposé, le 5 novembre dernier, un recours au Conseil d’État contre le décret qui classe le projet en intérêt national majeur.