
Après les 4,8 tonnes du 16 janvier, ce sont 4,24 tonnes de cocaïne qui ont été saisies par la Marine Nationale lundi 2 février dans les eaux polynésiennes. Et comme lors de la dernière opération, la drogue a été détruite en mer, "au-delà de la ZEE", d’après l’armée, avant que le navire et son équipage ne soient laissés libres de repartir. Il s'agit de l’application d’une nouvelle doctrine qui, face à l’intensification des trafics qui traversent les eaux polynésiennes vers l’ouest du Pacifique, vise à gagner en efficacité en mer et de consacrer les moyens sécuritaires, judiciaires et pénitentiaires sur des trafiquants qui visent le marché polynésien.

Nos confrères de TNTV qui avaient déjà fait écho à l’opération mardi, avaient précisé qu’elle avait débuté dès le vendredi 29 janvier. Le haut-commissariat, dans un communiqué diffusé ce mercredi, confirme uniquement la saisie actée ce lundi : "174 ballots de cocaïne, représentant un total de 4,24 tonnes". C’est un "bâtiment de la Marine nationale" – identifiable sur les photos comme le Teriieroo a Teriierooiterai – appuyé par un Falcon 50 qui a mené l’interception d’un navire suspect "signalé par la douane française dans le cadre d’un travail d’enquête avec la douane de Nouvelle-Zélande".

L’opération est semblable à celle du 16 janvier, et a mobilisé "d’importants moyens humains et matériels des forces armées en Polynésie française, en lien étroit avec la douane française et la gendarmerie nationale ainsi que l’Office antistupéfiants (Ofast)".