
Le contexte économique général défavorable, marqué par les conséquences de l’insurrection de mai 2024, la crise du nickel et l’incertitude institutionnelle, affecte les ressources dont disposent les collectivités, note le débat d’orientation budgétaire (DOB), sur lequel les élus ont planché lors du conseil municipal de Nouméa mercredi 4 février. Conséquence, les recettes fiscales issues des centimes additionnels se sont érodées et la dotation de la Nouvelle-Calédonie a fortement baissé, passant de 4,84 milliards de francs en 2023 à 3,61 en 2025.

C’est notamment grâce à la perception "de l’indemnisation exceptionnelle des assurances de 5 milliards de francs pour les infrastructures et équipements détruits lors des émeutes", que la commune est parvenue à s’en sortir. Cette enveloppe lui a permis d’engager les premiers chantiers de reconstruction.
Par ailleurs, face à la chute de ses ressources, la ville a été "contrainte" de revoir ses dépenses "en favorisant les services essentiels". La masse salariale a, notamment, été réduite.

L’exécutif a entièrement revu son programme d’investissements après les émeutes, précise le DOB. L’an dernier, 4,3 milliards de francs ont été investis, "marquant la volonté de la collectivité de maintenir une commande publique pour soutenir les entreprises affectées par la crise", indique le document, et ce sans recourir à l’emprunt, avec pour priorité de poursuivre les projets lancés en 2024 et d’entamer la reconstruction des infrastructures et des équipements détruits.

Le DOB a également été l’occasion d’aborder les grands axes déterminés par l’exécutif pour cette année, dans la lignée de ceux de 2025.
La poursuite des chantiers en cours (2,3 milliards de francs) : la réhabilitation de l’ancien hôtel de police municipal en pôle jeunesse et celle du complexe sportif de la Jeune scène ; la réalisation de la piste cyclable reliant le rond-point de l’Eau vive au Quartier-Latin par le Faubourg-Blanchot ; la réfection de chaussées et de l’éclairage public ; la modernisation des trottoirs ; le confortement du talus du Ouen Toro ; les travaux d’amélioration du confort thermique dans les écoles ; l’extension de l’hôtel de police ; la sécurisation de bâtiments ou encore l’augmentation du réseau de vidéoprotection.
Les projets de reconstruction (882 millions de francs) : l’école Les Orchidées-Daniel Talon ; les voiries ; le pôle de services publics à Rivière-Salée ; l’espace polyvalent au Mouv' ; l’espace municipal de Tuband ; la médiathèque de Kaméré ; les locaux de Macadam Partage à Doniambo ; le mur d’escalade ; les véhicules et engins ; le dock au centre technique municipal à Doniambo ; la relocalisation de la direction des risques sanitaires et la vidéoprotection.
Le dispositif de solidarité républicaine (448,7 millions de francs) : institué par l’État et versé par la Nouvelle-Calédonie, il se répartit entre le social, la cantine et la jeunesse.