
Les assaillants ont ouvert le feu sur l’avion de la compagnie Smart Air à son atterrissage sur un aéroport de Papouasie méridionale, tuant les deux membres de l’équipage, a indiqué le ministère des Transports indonésien, jeudi 12 février. Selon le ministère, les 13 passagers, dont un enfant en très bas âge, sont indemnes.
Les premiers éléments de l’enquête suggèrent qu’un "groupe criminel armé" est impliqué dans l’attaque, a indiqué la force conjointe militaro-policière, qui lutte contre la rébellion séparatiste, employant le terme utilisé pour désigner les rebelles armés de Papouasie. Faizal Ramadhani, chef de cette Force, a déclaré dans un communiqué, que "les autorités étaient toujours à la recherche du groupe soupçonné d’être impliqué" dans l’attaque.
Les vols intérieurs à l’aéroport de Koroway Batu ont été suspendus jusqu’à nouvel ordre, a-t-il ajouté.
La Papouasie, qui partage son île principale avec l’État indépendant de Papouasie-Nouvelle-Guinée, est une ancienne colonie néerlandaise qui a proclamé son indépendance en 1961. L’Indonésie en a cependant pris le contrôle deux ans plus tard, avant un référendum en 1969 au cours duquel un millier d’électeurs ont voté pour l’intégration dans le pays.
Les indépendantistes critiquent ce scrutin et appellent à de nouvelles élections, une option rejetée par Jakarta qui s’appuie sur la reconnaissance par l’ONU de sa souveraineté sur le territoire de la Papouasie.