
Les autorités, pour laisser le moins d’informations possibles aux trafiquants sur leur mode opératoire, ne livrent que très peu de détails sur ces opérations. Dans un communiqué, le haut-commissariat en Polynésie française précise seulement qu’un "bâtiment de la Marine nationale appuyé par un Falcon gardian 200" a intercepté, jeudi 12 février, en haute mer, "un navire suspect battant pavillon étranger".
"Le contrôle effectué à bord en accord avec l’État du pavillon conduit à la découverte de 100 ballots de cocaïne, représentant un total de 2,4 tonnes", explique le communiqué, précisant que les forces armées ont agi avec le soutien de la gendarmerie, de l’Ofast et "avec la coopération de services du gouvernement américain". La cargaison, qui n’était pas destinée à la Polynésie française, a été détruite en mer. Le navire et son équipage, eux, ont pu reprendre leur navigation.

Une opération similaire avait eu lieu le 16 janvier, pour une saisie de 4,87 tonnes en provenance "d’Amérique centrale", puis une autre le 29 janvier, avec 4,2 tonnes détruites, des interceptions records. S’ajoutent les 473 kg de cocaïne saisis par la douane au port autonome de Papeete lors d’un contrôle de conteneur destiné à l’Australie début février. Ces saisies représentant une valeur marchande cumulée d’environ 2,4 milliards de dollars, soit 240 milliards de francs, d’après les autorités.
