
Le bénéfice net de la société anglo-australienne est passé de 1 176 milliards de francs (11,6 milliards de dollars) en 2024 à 1 013 milliards de francs (10 milliards de dollars) l’an dernier. Mais pour l’entreprise, ces résultats "démontrent des progrès évidents au moment où nous avons mis en place un mode de fonctionnement plus solide, plus efficace et plus simple". Le chiffre d’affaires, lui, a augmenté de 7 %, a indiqué la société. Mais les coûts d’exploitation ont atteint 4 256 milliards de francs (42 milliards de dollars).
Rio Tinto, l’un des plus grands exploitants de minerai de fer au monde, est fortement touché par la crise immobilière et la baisse de la demande en acier en Chine. Selon l’entreprise, la chute des prix du minerai de fer en 2025 a été partiellement compensée ailleurs dans le monde par la demande en autres métaux précieux comme le cuivre, la bauxite et l’or.
Ces résultats interviennent quelques semaines seulement après que Rio Tinto a annoncé l’abandon des négociations en vue d’une fusion avec le géant Glencore. Une telle opération aurait créé la plus grande entreprise minière au monde et aurait permis au géant anglo-australien d’accéder aux gisements de cuivre du négociant suisse.
Les secteurs de l’intelligence artificielle, des énergies vertes et de la défense alimentent une hausse exponentielle de la demande pour ce métal, essentiel pour les réseaux électriques, les centres de données et les véhicules électriques entre autres.
Si la production de cuivre de Rio Tinto a augmenté de 5 % au quatrième trimestre 2025 grâce à l’expansion de ses activités dans la vaste mine d’Oyu Tolgoi en Mongolie, elle ne représente toujours qu’un quart des bénéfices. En décembre, Simon Trott, le nouveau directeur général de Rio Tinto, a dévoilé un projet de restructuration du géant minier incluant une hausse de la production de cuivre.