
C’est dans le quartier de Rivière-Salée, sous le faré de Riverstar, que les représentants de la liste "Nouméa, cœur battant", ont officialisé leur candidature aux élections municipales dans la capitale, dimanche 15 février. À sa tête, un binôme : Muneiko Haocas, présidente du Mouvement nationaliste, indépendantiste et souverainiste (MNIS), créé en 2020, également ingénieure en environnement et en efficacité énergétique, et Jean-Jacques Oine, animateur de proximité et figure du milieu associatif.
Les deux têtes de liste affirment avoir constitué une "assemblée de compétences citoyennes, non une coalition d’appareils", avec laquelle ils comptent porter un programme construit autour d’un "nouveau contrat social pour la capitale". Celui-ci sera placé "sous le signe de la souveraineté en actes". Les candidats indépendantistes estiment en effet que la décolonisation et l’accès du territoire à la pleine souveraineté passent aussi par des mesures en faveur du "quotidien des Nouméens", et notamment à travers "l’accès au logement, à l’énergie et à la dignité".
La liste défend également une vision participative des décisions municipales. "Nous voulons transformer la mairie. Elle ne doit plus être une forteresse administrative, mais la véritable maison commune, où chaque quartier, chaque squat et chaque tribu a voix au chapitre", insiste le binôme.
Trois axes prioritaires ont été identifiés et représentent la colonne vertébrale du programme de "Nouméa, cœur battant" : la sécurité humaine (médiation, présence humaine de proximité…), la solidarité et l’expertise (développement de l’économie sociale et solidaire, caisses de solidarité…) et la "démocratie de quartier". Ce dernier volet comporte notamment la mesure phare de la liste : la création de maisons communes de quartier, "un espace de souveraineté locale" où les habitants pourraient adopter des décisions budgétaires, et qui disposerait d’un guichet unique pour l’emploi, le logement et l’accompagnement social. L’endroit pourrait également servir à la "médiation pour prévenir les conflits".