
"Nous venons de dépenser 310 millions de dollars australiens (près de 22 milliards de francs) pour acquérir les toutes premières pièces qui seront intégrées aux réacteurs des deux premiers sous-marins que nous construirons à Adélaïde à partir de la fin de cette décennie", a déclaré le ministre australien de l’Industrie de la défense, Pat Conroy, après une série de réunions en Grande-Bretagne.
"Ce projet créera 20 000 emplois hautement qualifiés et sûrs pour la construction des sous-marins les plus avancés au monde, dotant la Marine royale australienne des capacités dont elle a besoin pour dissuader tout conflit dans notre région", a-t-il ajouté.
Le pacte Aukus a été signé par Washington en 2021 avec le Royaume-Uni et l’Australie, avec comme objectif de juguler l’influence de la Chine dans le Pacifique, entraînant l’annulation d’un méga-contrat entre Canberra et le groupe français Naval Group conclu en 2016, perçue comme un coup de couteau dans le dos par Paris.
Dans un premier temps, l’accord prévoit la fourniture à l’Australie à partir de 2032 de trois à cinq sous-marins américains à propulsion nucléaire de classe Virginia. Puis, à partir de 2040, la coconstruction par le Royaume-Uni et l’Australie d’une nouvelle classe de sous-marins furtifs à propulsion nucléaire.
Le coût total du programme, sous-marins inclus, est estimé à près de 200 milliards d’euros (23 800 milliards de francs) sur les 30 prochaines années. L’Australie doit également obtenir la technologie pour construire ses propres appareils dans le futur. Les engins de classe SNN-Aukus doivent être construits par le groupe britannique BAE Systems avec l’entreprise publique australienne ASC. Les premiers seront donc assemblés en Grande-Bretagne tandis que les suivants le seront à Adelaïde, dans le sud de l’Australie.