
La mélatonine, c’est "une petite molécule synthétisée dans notre cerveau, dont l’action soporifique aide à s’endormir", explique l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) sur son site Internet [1]. Cette hormone possède une autre capacité qui intéresse particulièrement les voyageurs, en participant "à la synchronisation de l’horloge biologique avec le rythme circadien, ce cycle de 24 heures auquel la plupart des fonctions de notre organisme sont soumises", et qui est mis à rude épreuve lors des longues distances avec un important décalage horaire.
Or, la mélatonine est inscrite, en Nouvelle-Calédonie, sur la liste des substances vénéneuses, interdisant de fait l’importation de produits qui en contiennent. Elle ne pouvait être délivrée que sous forme de médicament soumis à prescription. Le gouvernement a décidé, en séance collégiale il y a près de deux semaines, de retirer la molécule de cette liste, "comme c’est le cas en Métropole, où la forme orale (jusqu’à la dose de 1,9 mg par unité de prise) est autorisée", indique l’exécutif, en introduisant, de la même manière, un seuil d’exonération. Une décision prise notamment "en réponse à une forte demande de l’Ordre des pharmaciens de Nouvelle-Calédonie".
L’arrêté pris, publié au Journal officiel de la Nouvelle-Calédonie vendredi 20 février, donne désormais la possibilité d’importer et de vendre – donc de consommer – des compléments alimentaires comprenant de la mélatonine, avec la même limite, à savoir que l’unité de prise contient au maximum 1,9 mg de substance. "Ces modifications de la réglementation permettront ainsi aux voyageurs de s’en procurer sur le territoire", précise le gouvernement, rappelant qu’elle est utilisée, dans l’Hexagone, pour "combattre les difficultés d’endormissement, le plus souvent dans les cas de décalage horaire".