
C’est une étape habituelle qui précède les jours de scrutin : la mise sous pli de la propagande électorale. Pour ces élections municipales, qui se dérouleront les 15 et 22 mars, cela représente tout de même 2,5 millions de documents électoraux imprimés localement.
Depuis ce mardi 3 mars 7h30, 150 personnes, 120 agents et 30 encadrants, s’activent dans la salle d’honneur de la mairie de Nouméa à glisser dans les enveloppes bulletins de vote et autres professions de foi des 128 listes déposées au haut-commissariat dans les 29 communes de plus de 1 000 habitants [1]. Les potentiels candidats dans les quatre de moins de 1 000 habitants (Farino, Moindou, Bélep, Sarraméa) ont jusqu’au 7 mars pour déposer la leur.
L’ensemble de l’opération, qui représente un budget de 48 millions de francs, est coordonné par le haut-commissariat, mais encadré par l’École de la Réussite, qui a obtenu l’appel d’offres. "La structure a mobilisé des personnes en situation d’insertion professionnelle pour assurer la mise sous pli ainsi que l’encadrement", explique le haut-commissaire, Jacques Billant, en visite sur place ce mardi matin. Des équipes de l’OPT récupèrent ensuite les enveloppes afin de les acheminer au centre de tri postal "et les faire partir le plus vite possible en direction des électeurs", pour qu’ils les reçoivent avant le premier tour.

Autour des tables – chacune correspond à une commune -, les agents répètent les mêmes gestes. Pour beaucoup, c’est une première. Jacques Billant a tenu à les saluer. "C’est un travail qui demande de la rigueur, de l’endurance, parce qu’il va falloir tenir quatre jours. C’est un travail certes répétitif, mais important, puisque c’est la garantie de la bonne tenue des élections, donc il faut être au rendez-vous." La plupart d’entre eux se sont engagés pour revenir entre les deux tours, entre le 15 et le 22 mars, afin de procéder à la même opération.