
Une information judiciaire des chefs de viols par conjoint et violences volontaires a été ouverte le 27 février, annonce le procureur de la République, Yves Dupas, dans un communiqué diffusé ce jeudi 5 mars. Elle fait suite à une enquête menée par la gendarmerie de Tadine, à Maré, déclenchée par le signalement d’un professionnel de santé concernant une femme, originaire de la tribu de Cuaden, hospitalisée au dispensaire le 19 février avant d’être transférée au Médipôle.
La victime, âgée de 43 ans, présentait d’importantes lésions gynécologiques, conséquences d’une relation sexuelle non consentie, qui a donné lieu à une incapacité totale de travail de 15 jours. L’auteur présumé, un homme de 44 ans, s’avère être son mari. Selon les premiers éléments de l’enquête, et notamment l’audition de la victime, ce dernier la violait de façon régulière depuis mai 2018, en particulier lorsqu’il était alcoolisé.
Elle a également rapporté subir des rapports sexuels "sous la menace d’un sabre ou d’un fusil ou après avoir reçu des coups de poing ou des coups de pied", indique le parquet. À plusieurs reprises, l’enfant du couple, âgé de huit ans, a assisté à des scènes de violence, ce qui l’a conduit à tenter de dissuader sa mère "de rentrer dans l’habitation lorsque son père s’y trouvait, alcoolisé".
Interpellé, l’auteur présumé a reconnu les faits et a été placé en détention provisoire. Son casier judiciaire est vierge. Le procureur de la République souligne également que les faits étaient "manifestement" connus par une partie de l’entourage familial et de la tribu, mais n’ont "jamais donné lieu à un signalement aux autorités, de la part de la famille ou des responsables coutumiers".