
La télévision d’État iranienne a affirmé jeudi que des drones des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique iranienne, avaient atteint le porte-avions américain Abraham Lincoln, déployé dans la région du Golfe. Lundi, les Gardiens de la Révolution avaient affirmé avoir atteint le porte-avions avec quatre missiles, un "mensonge" avait rétorqué le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom).
Téhéran se tient "prêt" à l’éventualité d’une invasion terrestre, a déclaré jeudi le chef de la diplomatie iranienne, assurant qu’une telle opération serait un "désastre" pour les ennemis de la République islamique. L’Iran ne demande par ailleurs ni "cessez-le-feu" ni "négociations" avec les États-Unis, a-t-il dit.
Des explosions ont été entendues dans la soirée à Tel-Aviv, où les sirènes d’alerte ont été activées pour appeler la population à gagner les abris après la détection par l’armée israélienne de nouveaux tirs de missiles iraniens. Les secours israéliens ont annoncé s’être rendus sur plusieurs sites touchés, mais n’ont pas fait état de victimes.
Le chef d’état-major israélien a annoncé la "phase suivante" des opérations militaires israéliennes en Iran, promettant d'"autres surprises" à venir contre la République islamique.
Donald Trump a dit jeudi qu’il "devait être impliqué" dans le choix du successeur du guide suprême iranien, Ali Khamenei, et a fait savoir qu’il n’accepterait pas que son fils Mojtaba Khamenei prenne la relève, dans un entretien avec le site Axios. "Le fils de Khamenei n’est pas acceptable pour moi. Nous voulons quelqu’un qui apporte la paix et l’harmonie à l’Iran", a-t-il ajouté.
Le chef de la diplomatie iranienne a déclaré que l’Iran n’avait "aucune intention de fermer le détroit (d’Ormuz) pour le moment", en référence à ce passage stratégique pour le commerce pétrolier mondial où la navigation est aujourd’hui paralysée. "Ce sont les navires et pétroliers qui ne tentent pas de le traverser, car ils craignent d’être touchés par l’un ou l’autre camp", a-t-il ajouté.
Les États-Unis ont coulé "plus de 30" navires iraniens depuis le début de leur opération conjointe avec Israël contre l’Iran, a annoncé le chef du Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom). Les forces américaines ont notamment frappé un navire "porte-drones iranien" dans les dernières 24 heures, qui est "actuellement en feu", a-t-il ajouté.
L’Arabie saoudite a annoncé avoir intercepté trois nouveaux missiles qui se dirigeaient vers la base aérienne du prince Sultan, qui accueille des militaires américains.
Le chef des rebelles houthis du Yémen, pro-iraniens, a déclaré que son groupe a "le doigt sur la gâchette" et est prêt à frapper "à tout moment si les développements l’exigent", lors d’un discours télévisé.
Le bilan des frappes israéliennes au Liban s’est alourdi à 123 morts et 683 blessés depuis lundi, ont annoncé jeudi soir les autorités libanaises.
Israël a donné l’ordre à ses forces d’avancer plus en profondeur au Liban, afin d’étendre leur zone de contrôle le long de la frontière. L’armée israélienne, qui bombarde des positions du Hezbollah pro-iranien, menace d’engager une opération terrestre dans le pays, et a commencé à frapper dans la soirée la banlieue sud de Beyrouth. Elle avait exhorté plus tôt la population de cette zone ainsi que de trois localités de l’est du Liban à évacuer en prévision de nouvelles frappes.
Le gouvernement français a fait savoir qu’un avion qu’il avait affrété pour rapatrier des Français des Émirats arabes unis avait dû faire demi-tour dans la soirée en raison de tirs "dans la zone".
La Bourse de New York a clôturé en baisse jeudi, rattrapée par les inquiétudes géopolitiques, la flambée des prix du pétrole faisant craindre une hausse de l’inflation. Les Bourses européennes avaient terminé plus tôt en recul pour les mêmes raisons. Le pétrole américain (WTI) a lui grimpé à son plus haut niveau depuis juillet 2024, à près de 81 dollars le baril.