
Concrètement, le pays va autoriser temporairement "des niveaux de soufre plus élevés pour les 60 prochains jours", a indiqué le ministre de l’Énergie, Chris Bowen, dans un communiqué. Les teneurs en soufre sont d’ordinaire soumises à une réglementation pour limiter la pollution de l’air. "Cela permettra d’ajouter quelque 100 nouveaux millions de litres par mois à l’approvisionnement intérieur australien en essence, qui auraient autrement été exportés", a exposé Chris Bowen.
L’entreprise pétrolière Ampol a accepté de diriger ces litres vers les régions du pays en situation de pénurie et vers le marché de gros pour fournir en priorité les agriculteurs, les pêcheurs et les collectivités locales, a exposé le ministre.
Le pays australien, très dépendant aux importations de pétrole, connaît un bond des prix des carburants depuis le début de la guerre au Moyen-Orient le 28 février. Le gouvernement a reproché aux détaillants de faire grimper les prix de manière abusive.
D’après le Trésorier d’Australie, Jim Chalmers, le ministre responsable du budget de l’État fédéral, le pays dispose d'"assez de carburant", mais il existe des problèmes d’approvisionnement, en particulier dans les zones rurales.
Les 32 pays de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), parmi lesquels figure l’Australie, ont annoncé mercredi 11 mars, un effort conjoint inédit pour mettre sur le marché 400 millions de barils. Canberra a précisé que sa contribution se focaliserait sur son marché intérieur.