
Alors que la guerre au Moyen-Orient se poursuit, avec des conséquences notamment sur les prix du carburant et le commerce maritime international, le gouvernement livre un point de situation sur les éventuels impacts que ce contexte aurait en Nouvelle-Calédonie, dans un communiqué ce vendredi 13 mars, et tient à rassurer les Calédoniens.
En matière d’énergie, "aucun risque n’est pour l’instant identifié sur le gaz, l’essence, le gazole, le kérosène, le fioul lourd et le charbon", indique l’exécutif. Les niveaux de stock permettent d’assurer la continuité de l’alimentation du territoire pour plusieurs semaines voire plusieurs mois sur les produits. Les "trois prochains mois" peuvent être abordés avec "sérénité", insiste le gouvernement, "sans tension" sur l’approvisionnement énergétique.
Concernant les médicaments et les produits de santé, la réglementation impose aux importateurs de constituer des stocks de sécurité équivalents à environ trois mois de consommation. "À ce stade, il n’existe aucune difficulté d’approvisionnement. Les hôpitaux et les structures de soins disposent des stocks nécessaires pour assurer la continuité de la prise en charge des patients."
Au niveau économique, le gouvernement affirme qu"'aucun impact immédiat sur les prix n’est constaté", et rappelle que les prix des produits de première nécessité sont "encadrés par la réglementation en vigueur", et que "plus d’une centaine de produits de grande consommation bénéficient de l’accord interprofessionnel Bouclier-Qualité-Prix". Cela contribue "à limiter les fluctuations brusques liées au contexte international". Aucune difficulté d’approvisionnement ou de risque de rupture sur ces produits n’a été repérée pour l’instant. Et les circuits d’importation et de distribution fonctionnent normalement, ajoute le communiqué.
Le gouvernement demeure cependant "vigilant et suit l’évolution de la situation avec l’ensemble des acteurs concernés, afin d’anticiper toute difficulté éventuelle".